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Près de 10 mois après le drame, la famille de l'enseignante française en appelle à la presse
Guatemala: où en est l'enquête sur l'assassinat de Florence Denèfle?

Jeudi 13 janvier 2011 (LatinReporters.com) - Enseignante au lycée français de Guatemala Ciudad, Florence Denèfle, 33 ans, fut enlevée à son domicile dans la soirée du 24 mars 2010. On retrouva son corps le lendemain à 17 km de là, sur les bas-côtés d'une route des environs de la capitale. Il ne portait aucune marque de violence apparente. Les enquêteurs ont conclu à un meurtre par asphyxie. Près de dix mois après le drame, la famille de cette fonctionnaire, détachée au ministère des Affaires étrangères français, mobilise la presse pour dénoncer les lenteurs de l'enquête de la police guatémaltèque.

Enlèvement crapuleux qui aurait mal tourné? Crime gratuit? Demande de rançon avortée? Le mystère reste entier. Un mandat d'arrêt a été lancé contre un témoin capital, mais cet homme a semble-t-il disparu. Une information judiciaire est en cours en France, confiée à deux juges d'instruction, mais cette procédure est dépendante de l'avancée des recherches menées sur place.

La famille, qui réside au sud de la France, à Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales), est soutenue au Guatemala par l'association Sobrevivientes (Survivantes), qui se bat pour que justice soit rendue dans des affaires de violences à l'égard des femmes dans ce pays d'Amérique centrale. L'association s'est portée partie civile au nom de la famille et contribue à l'enquête.

"Nous voulons que le coupable soit arrêté, jugé et puni et que soit rendue sa dignité à ma fille" déclarait Edwige Denèfle-Laigle, mère de Florence, lors d'une conférence de presse organisée le 6 janvier dernier à Perpignan par la famille de la victime. "Sur les conseils du Quai d'Orsay, nous avions peu communiqué pour des raisons de sécurité" indiquait alors le beau-père de Florence, François Laigle. "Paradoxalement, c'est aujourd'hui ce même ministère [des Affaires étrangères français] qui pousse la famille à organiser cette conférence de presse afin d'inciter les autorités guatémaltèques à agir" enchaînait l'avocat de la famille, Me Etienne Nicolau.

Le dossier établi par les proches de Florence Denèfle pour cette conférence de presse du 6 janvier est éloquent. Avec de nombreux liens, il revient sur l'assassinat, présente la biographie de Florence et dépeint l'un des pays les plus violents de la planète, le Guatemala, où en moyenne dix-sept homicides sont perpétrés chaque jour sous le couvert d'une large impunité.


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