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Espagne: l'ETA menace d'attaquer le tourisme "toute l'année"

Séparatistes basques de l'ETA
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MADRID, vendredi 11 février 2005 (LatinReporters.com) - L'organisation séparatiste basque ETA menace d'attaquer les intérêts touristiques espagnols "non seulement en été, mais toute l'année". Cette menace et un appel aux "institutions européennes" pour qu'elles favorisent "une solution négociée du conflit" basque forment l'essentiel d'une lettre envoyée par l'ETA à des ambassades étrangères à Madrid et à divers opérateurs touristiques.

Chaque début d'année depuis 2002, l'ETA avertit qu'elle fera campagne contre le tourisme, vu l'importance de ce secteur pour l'économie espagnole. Un fac-similé et des extraits de la dernière lettre du genre, postée en janvier, sont publiés vendredi par le quotidien madrilène La Razon.

LatinReporters.com a pu savoir que les ambassades à Madrid des Etats-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Italie, de Nouvelle-Zélande et probablement de nombreux autres pays ont reçu la lettre de l'ETA. Elle les prie d'avertir leurs ressortissants qu'il serait périlleux de venir en Espagne.

Parmi les opérateurs touristiques ayant reçu le même avertissement figurent notamment les bureaux en Espagne de la compagnie aérienne néerlandaise KLM.

Deux nouveautés dominent le message de l'ETA. D'abord la menace déborde du cadre habituel de l'été pour s'étendre à "toute l'année". A ce propos, le 30 janvier dernier, une bombe des séparatistes explosait dans un hôtel de Denia (province d'Alicante).

L'autre élément neuf est, comme le souligne le journal La Razon, l'appel aux "institutions européennes" en faveur d'une négociation du problème basque. Ce point semble confirmer que les séparatistes seraient disposés à entrer dans une logique de dialogue avec Madrid.

A cet égard, de nombreux commentateurs prétendent que l'ETA chercherait, par ses récents attentats, y compris celui perpétré à la voiture piégée mercredi à Madrid, à "se situer en position de force" avant d'éventuelles négociations avec le gouvernement espagnol du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero.

M. Zapatero répétait hier, avec une fermeté teintée d'ouverture, qu'on ne pourra écouter les partisans de la violence que "si survient le silence des armes et des bombes".

Dans leur lettre de menace, les séparatistes basques préviennent les ambassadeurs étrangers à Madrid que "l'ETA n'assume pas la sécurité des citoyens de votre pays qui pourraient s'approcher de l'Espagne... Nous vous exhortons à prendre les mesures opportunes visant à informer vos concitoyens du danger que suppose choisir le territoire de l'Etat espagnol comme lieu de loisir et de tourisme".

L'ETA rappelle qu'elle a mené contre le tourisme, au cours des dernières années, "plus de 200 actions, attaquant des hôtels, des appartements, des restaurants et des installations touristiques et sabotant les réseaux de communication espagnols (voies ferrées, aéroports, autoroutes)...".

Les séparatistes indiquent néanmoins que "l'objectif des campagnes armées contre le front touristique n'est pas de causer des victimes civiles... L'ETA avertira de la pose d'explosifs afin que l'objectif visé soit évacué".

Dénonçant notamment l'interdiction du parti Batasuna, considéré comme sa vitrine politique, l'ETA s'en prend à la "politique de brutale répression" qu'elle attribue à l'Espagne, mais aussi à la France, les deux pays "se refusant à respecter la volonté du peuple basque" et le soumettant à "un état d'exception".

A la fin de leur lettre, les séparatistes considèrent que "les institutions européennes ne peuvent demeurer impassibles". Ils exhortent les responsables politiques, en particulier ceux qui ont des responsabilités gouvernementales, "à prendre les mesures qu'ils considèrent opportunes en faveur d'une solution négociée du conflit".

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